Correction Bac Liban Juin 2003

Calculatrice autorisée

 

I – Evolution temporelle de deux oscillateurs (9 points)

II - Pile cuivre-argent (3 points)

III – Etude de l'estérification (4 points)

 

Correction Liban Juin 2003 - I ) Evolution temporelle de deux oscillateurs

A ) Oscillateur mécanique :

1)     L'enregistrement 3 correspond à des oscillations non amorties, il est donc obtenu dans le cas a) soufflerie à puissance maximale. Le régime est périodique.
L'enregistrement 1 correspond à des oscillations amorties faibles, il est donc obtenu dans le cas b) puissance de la soufflerie légèrement diminuée. Le régime est pseudo-périodique.
L'enregistrement 2 correspond à des oscillations fortement amorties, il est donc obtenu dans le cas c) puissance de la soufflerie fortement diminuée. Le régime est apériodique.

2)     a) forces exercées sur le solide S :
R : réaction normale du plan
P : poids du solide S
F : force de rappel du ressort

b) On applique la 2ème loi de Newton dans le référentiel terrestre galiléen,
au système solide S : P + R + F = m. a G

Projection sur l'axe Ox :  0 + 0 + Fx = m.a x (1)

Fx = - k.x   Þ   (1)  – k.x = m.x'' = m.d2x/dt2

Þ m. d2x/dt2 + k.x = 0

c) x = XM.cos(2 p t / T0 + F0)    ; XM est l'amplitude et F0 est la phase à l'origine.
à t = 0 s , vx = 0 m.s-1   et x = 10,0 cm   ;  x = XM.cos F0 = x0
vx = dx/dt = - (2 p / T0) . XM.sin(2 p t / T0 + F0)   ;


à t = 0 s , dx/dt = - ( 2 p / T0).XM.sin F0 = 0   Þ  sin F0 = 0   Þ F0 = 0 ou p
Si F0 = 0 , x0 = XM  et si F0 = p , x0 = - XM ce qui est impossible car x0 > 0
Þ F0 = 0    ;   x0 = XM = 10,0 cm = 0,1 m     ;   x = x0.cos(2 p t / T0)

d) On utilise l'enregistrement 3 car les frottements sont négligeables et les oscillations sont non amorties.
D'après l'enregistrement 3, une période T0 vaut 1 s.

e) étudions les différentes propositions.
F = k. ½x½  ;  [ k ] = [ F / ½x½] = [m.a / ½x½] = M.L.S-2 / L= M.S-2

[2 p ( m / k )] = [ m / k ]1/ 2  = M1/ 2 .(M.S-2)-1/ 2 = M1/ 2 .M-1/ 2 .S1 = S1    
ceci est compatible avec un temps comme la période T0 .

[2 p( k / m )] = [ k / m ]1/ 2  =(M.S-2)1/ 2 . M-1/ 2 = M1/ 2 . .S-1 . M-1/ 2 = S-1    
ceci est compatible avec l'inverse d'un temps . Cette formule est donc fausse .

[2 p m / k] = [ m / k ] = M .(M.S-2)-1 = M.M-1.S2 = S2   
ceci est compatible avec un temps au carré. Cette formule est donc fausse.

T0 = 2p( m / k ) Þ T02 / 4 p2= m / k  Þ  k = m.4 p2/ T02 = 0,1 x 4 x 3,142 / 1,02 = 3,95 N.m-1

3) a) Ep élast. = ½ k.x2    ;   Ec = ½ m.v2    ;    E = Ep + Ec
b) à t = 0 s , x = XM   ;  v = 0 m.s-1   ;  E = ½ k.x2 + ½ m.v2 = ½ k.XM2 = ½ x 3,95 x 0,12 = 0,02 J

Au cours du mouvement , l'énergie mécanique E se converse, elle est constante.  E = 0,02 J

A la position d'équilibre, x = 0 m, Ep = 0 J  ,  E = Ec = ½ m.v2    
v = ( 2 E / m ) = ( 2 x 0,02 / 0,1) = 0,63 m.s-1  

c)

 


 

On détermine facilement la courbe correspondante à l'énergie E car elle est constante.

Ensuite, on connaît les valeurs à t = 0 s , Ec = 0 J et Ep = E = 0,02 J.
Cela permet de distinguer les 2 autres courbes.

d) Dans un régime pseudo-périodique, l'énergie mécanique diminue car il y a de l'énergie dissipée par frottements.

 

B ) Application des oscillations électrique :

1)

Si la résistance R est faible, l'amortissement est faible, le régime est pseudo-périodique.

Si la résistance R est grande, l'amortissement est important , le régime est apériodique.

 

 

2) R = 0 W. Elle disparaît du montage.

On choisit un sens de courant et on flèche les tensions en respectant la convention récepteur.

Loi des tensions dans le circuit :     uC + uL = 0  (1)

q = C.uC   ;   i = dq/dt    ;   uL = L.di/dt = L.d2q/dt2

On remplace dans la relation (1) :

q /C + L.d2q/dt2 = 0   ou    q + LC.d2q/dt2 = 0   (2)

 

3) q = QM.cos(2p.t / T0 + f0 )  ; dq/dt = - QM.(2p / T0).sin(2p.t / T0 + f0 ) 

d2q/dt2 = - QM.(2p / T0)2 .cos(2p.t / T0 + f0 )  .  On remplace dans la relation (2).

(2)  QM.cos(2p.t / T0 + f0 ) - L.C.QM.(2p / T0)2 .cos(2p.t / T0 + f0 ) = 0

(2)  QM.cos(2p.t / T0 + f0 ).[ 1 - L.C.(2p / T0)2 ] = 0

Pour que la relation (2) soit valable quelque soit l'intant t , il faut  : 1 - L.C.(2p / T0)2 = 0

(2p / T0)2 = 1 / (L.C)  Þ  T0 / 2p = (L.C)  Þ  T0 = 2p.(L.C)

L'expression proposée est bien une solution de l'équation différentielle avec T0 = 2p.(L.C).

4) T = 31,4 ms  ;  L = 200 mH  ;    T2 = 4p2.L.C   Þ  C =T2 / ( 4 p2.L )

C = (31,4.10-6)2 / (4 x 3,142.200.10-3 ) = 1,25.10-10 F = 125 pF

5) a)  C = a.h + b         Pour cette relation, on choisit C en pF pour simplifier l'expression.

D'après les caractéristiques du capteur, si h varie de 1 %, la capacité C varie de 0,4 pF

DC = a.Dh  Þ a = DC / Dh = 0,4 / 1 = 0,4  ;

si h = 43 % d'HR , C = 122 pF = 43 a + b = 0,4 x 43 + b  Þ b = 122 - 0,4 x 43 = 104,8

Si C est en pF , on a :  C = 0,4 h +104,8

b) Dans l'expérience , la capacité C vaut 125 pF .

C = 0,4 h + 104,8   Þ  h = (C - 104,8 ) / 0,4 = (125 -104,8 ) / 0,4 = 50,5 % d'HR

 

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Correction Liban Juin 2003 - II ) Pile cuivre-argent

 

A)   Transformation chimique spontanée par transfert direct d'électrons :

1)     L'intensification de la coloration bleue indique la formation d'ions Cu2+ et le dépôt gris correspond à du métal Argent formé. IL s'agit donc de la réaction (1).

2)     Critère d'évolution spontanée : Si Qr,i < K , l'évolution est dans le sens direct et si Qr,i > K , l'évolution se fait en sens opposé .

3)     Equation : Cu(s) + 2Ag+(aq) = Cu2+(aq) + 2Ag(s) 
Qr,i = [Cu2+]i / [Ag+ ]i2 = (C1/2) / (C2/2)2 = 0,5 / 0,252 = 8
Qr,i < K1 , le système évolue dans le sens direct.
Ceci est compatible avec les observations puisqu'on observe la formation des ions Cu2+ et de métal argent.

B) Constitution et fonctionnement de la pile cuivre-argent en circuit fermé

1)     Schéma

2) a) Le courant circule de l'électrode d'argent vers l'électrode de cuivre, et sort du pôle Å, qui est donc l'électrode d'argent, le pôle - est donc l'électrode de cuivre.
b) A l'électrode de cuivre : Cu(s) = Cu2+(aq) + 2 e-
A l'électrode d'argent :  Ag+(aq) + e- = Ag(s) 

c) Equation : Cu(s) + 2Ag+(aq) = Cu2+(aq) + 2Ag(s)

d) Si le système était en équilibre, il n'y aurait pas circulation d'électrons, pour que la pile fonctionne, il faut que Qr,i ¹ K. Le système est hors équilibre.

 

           

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Correction Liban Juin 2003 III ) Etude de l'estérification :

 

n(ethanol)0 =0,10 mol  ; n(ac.eth)0 = 0,10 mol

1) CH3–CH2–OH + CH3–COOH = CH3–COO–CH2–CH3 + H2O

L'ester est l'éthanoate d'éthyle

2) On refroidit rapidement les ampoules avant chaque dosage pour stopper l'estérification.

3) a)

Equation de la réaction

C2H5–OH+CH3–COOH = CH3–COO–C2H5+H2O

Etat du système

Avancement

Quantité de matière en mol

Etat initial

0

0,10

0,10

0

0

en cours

x

0,10 - x

0,10 - x

x

x

Etat final

xf

0,10 – xf

0,10 – xf

xf

xf

Si la réaction est totale, n(éthanol)f = 0 = n(ethanol)0 – xmax  ; 

xmax = n(ethanol)0 = 0,10 mol = 100 mmol      ( ou même raisonnement avec l'acide éthanoïque )

b) D'après le tableau, n(CH3–COOH)f = 100 – xf  Þ xf = 100 – n   (en mmol)

4) t = xf / xmax

Date t (en h)

0

4

10

20

40

100

150

200

250

300

Quantité de matière n (mmol)

100

75

64

52

44

36

35

34

33

33

Avancement final xf (mmol)

0

25

36

48

56

64

65

66

67

67

taux d'avancement t

0

0,25

0,36

0,48

0,56

0,64

0,65

0,66

0,67

0,67

5)


La courbe rouge est celle correspondant à une température plus élevée.

6) La courbe montre que la transformation est lente et limitée par l'hydrolyse de l'ester ( xf < 1 )

7) Si on augmente la température, la transformation est plus rapide mais l'état d'équilibre n'est pas modifié, tf reste à 0,67 . La température est un facteur cinétique.

 

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