Sujet Bac Amérique du Nord Juin 2011
Calculatrice autorisée
I ) Hydrolyses des esters (6,5 points)
II ) Matière et antimatière (5,5 points)
III ) Constante de raideur d'un ressort
(4 points)
IV) Réalisation d'une modulation d'amplitude
(spe) (4 points)
Sujet Bac Amérique du Nord Juin 2011 - I ) Hydrolyse
des esters :
L’hydrolyse d’un ester conduit à un état d’équilibre chimique pour lequel coexistent un acide carboxylique, un alcool, l’ester et de l’eau.
Lors d’une hydrolyse basique,
le réactif utilisé est une solution aqueuse contenant des ions hydroxyde (solution
d’hydroxyde de sodium par exemple).
L’équation générale d’une réaction d’hydrolyse basique est la suivante :
L’ion carboxylate, contrairement à l’acide carboxylique formé lors de l’hydrolyse avec de l’eau, est sans effet sur l’alcool de sorte que la réaction inverse d’estérification n’a pas lieu.
Une application de l’hydrolyse basique est l’obtention de savons. En effet, les réactions de saponification ne sont autres que des réactions d’hydrolyse basique à partir de corps gras qui sont des triesters de glycérol.
Les savons, obtenus par précipitation de l’ion carboxylate formé, sont des carboxylate de sodium ou de potassium. Ces derniers composés sont moins solubles dans l’eau salée que dans l’eau.
L’objectif de l’exercice est d’étudier les propriétés de ces différentes réactions.
L’éthanoate de benzyle CH3-CO2-CH2-C6H5 est un ester très parfumé extrait du jasmin.
On recueille un échantillon presque pur qu’on fractionne en deux parties égales.
Données :
- formule semi-développée de l’alcool benzylique :
masse molaire de l’éthanoate de benzyle : 150 g.mol-1
Les parties 1,2 et 3 sont indépendantes.
La première moitié de l’échantillon précédent est introduite dans un ballon avec une quantité de matière égale d’eau et quelques gouttes d’acide sulfurique concentré.
Ce ballon, équipé d’un chauffage à reflux, est placé au bain marie. La constante d’équilibre K de la réaction d’hydrolyse qui se produit est égale à 0,25.
1.1. Étude de la réaction d’hydrolyse.
1.1.1. Écrire, en utilisant les formules semi-développées, l’équation de la réaction.
Nommer les produits formés.
1.1.2. Donner deux caractéristiques de cette réaction.
1.2. Étude du montage.
1.2.1. Schématiser le montage utilisé. Quel est l’intérêt de ce montage ?
1.2.2. Quel est le rôle de l’acide sulfurique ?
1.3. On note n0 les quantités de matière initiales de réactifs et xf l’avancement de la réaction dans l’état final.
1.3.1. Compléter littéralement le tableau d’avancement en annexe I à rendre avec la copie.
1.3.2. Définir le taux d’avancement τ de la réaction.
1.3.3. Donner l’expression de la constante d’équilibre K. Montrer que K = τ2 / ( 1 - τ )2
1.3.4. Vérifier que le rendement de la réaction est pratiquement égal à 33%.
1.4. Comment évolue le rendement de la réaction lorsqu’on extrait l’alcool du milieu réactionnel ?
On fait réagir la deuxième moitié de l’échantillon précédent avec une solution aqueuse d’hydroxyde de potassium en excès.
Le volume V du mélange réactionnel obtenu est égal à 200 mL. Par dosage de prélèvements successifs de 20,0 mL,
on détermine la quantité de matière d’ions hydroxyde restants n(HO-)restant à différentes dates ainsi que l’avancement x de la réaction d’hydrolyse basique.
Les résultats sont consignés dans le tableau de l’annexe I à rendre avec la copie.
2.1. En exploitant
le texte, donner l’intérêt d’une hydrolyse en milieu basique.
2.2. Avancement de
la réaction :
2.2.1. En s’aidant éventuellement d’un tableau d’avancement, écrire la
relation entre n(HO-)restant et l’avancement x de la
réaction à la date t.
2.2.2. En déduire les valeurs manquantes de x du tableau de l’annexe I
à rendre avec la copie, aux dates t = 4 min et 6 min.
2.2.3. Sachant que la masse d’éthanoate de benzyle utilisée pour le mélange
réactionnel de
2.3. Étude de la cinétique
de la réaction :
2.3.1. Définir et déterminer le temps de demi-réaction à partir du graphique
de l’annexe I à rendre avec la copie.
2.3.2. Comment varie la vitesse de réaction au cours du temps ? Pourquoi ?
2.3.3. Représenter sur le graphique l’allure de la courbe que l’on obtiendrait
en chauffant le mélange réactionnel.
Pour obtenir un savon, on réalise à chaud l’hydrolyse basique du tributyrate de glycéryle ou butyrine avec une solution aqueuse d’hydroxyde de potassium.
Pour récupérer le
savon, on effectue une opération appelée relargage.
On notera RCOOH l’acide
butyrique.
3.1. Écrire la formule
semi-développée du glycérol (propan-1,2,3-triol) ainsi que celle du tributyrate
de glycéryle.
3.2. Quel est l’intérêt
de l’opération de relargage, qui consiste à ajouter de l’eau salée au mélange
réactionnel.
ANNEXE I À RENDRE AVEC LA COPIE
1 .Hydrolyse d’un
ester
Question 1.3.1.
équation chimique |
Ester + H2O =
+ |
||||
État du système |
Avancement (mol) |
Quantités de matière (mol) |
|||
État initial |
0 |
|
|
|
|
État intermédiaire |
x |
|
|
|
|
État final |
xf |
|
|
|
|
2. Hydrolyse basique
d’un ester
Question 2.2.2.
Date t (min) |
0 |
2 |
4 |
6 |
8 |
10 |
12 |
14 |
16 |
n(HO-)restant
(10-3 mol) |
10 |
8,8 |
7,3 |
5,8 |
5,0 |
4,4 |
4,2 |
4,0 |
3,8 |
x (10-3
mol) |
0 |
1,2 |
|
|
5,0 |
5,6 |
5,8 |
6,0 |
6,2 |
Question 2.3.1.
©Sciences Mont Blanc
Sujet Bac Amérique du Nord Juin 2011 - II
) Matière et antimatière :
Où est passée l’antimatière ?
« Il est communément admis par les scientifiques que, juste après
le Big Bang, l’énorme quantité d’énergie disponible dans notre Univers naissant
s’est transformée en des quantités égales de matière et d’antimatière.
Particules et antiparticules étant de même masse mais de charges opposées auraient dû tout naturellement s’annihiler les unes aux autres, débouchant sur un univers rempli de rayonnement mais vide de matière.
Manifestement, l’Univers dans lequel nous vivons aujourd’hui est constitué de matière et aucun atome d’antimatière à l’état naturel n’a pu être découvert. Les antiparticules ne sont produites que lors d’interactions de particules cosmiques avec l’atmosphère terrestre. C’est ainsi qu’en 1933 ont été découverts les premiers positons (anti électrons de charge positive).
La disparition de l’antimatière dans l’univers est donc une énigme (…) »
D’après Science revue n°36 nov/dec/janv 2009
Les parties 1, 2 et 3 sont indépendantes.
Les éruptions solaires peuvent créer des paires électron-positon. Celle
de juillet 2002 a crée un demi-kilogramme d’antimatière, assez pour couvrir
la consommation d’énergie d’un grand pays pendant plusieurs jours.
Données :
Particules |
électron |
positon |
neutron |
proton |
Masse en kg |
9,109×10 -31 |
9,109×10 -31 |
1,674 92×10 -27 |
1,672 62×10 -27 |
Célérité de la lumière dans le vide c = 2,998 x 108 m.s-1
1 eV = 1,602 x 10 -19 J
1 W.h = 3600 J
1.1. Exploitation du texte :
1.1.1. Einstein a proposé une relation : E = m.c². Nommer et donner
l’unité des grandeurs apparaissant dans cette relation.
1.1.2. En s’appuyant sur cette relation, commenter la phrase en gras dans
le texte.
1.2. Énergie créée lors de l’éruption solaire de juillet 2002 :
1.2.1. Écrire l’équation de la réaction nucléaire entre un électron et
un positon sachant que cette réaction produit deux photons g de masse nulle.
1.2.2. Calculer l’énergie libérée par la réaction entre un positon et
un électron.
1.2.3. En déduire l’énergie créée lors de l’éruption solaire de juillet
2002 et la comparer à la consommation journalière moyenne d’énergie électrique
française égale à 1200 GW.h en 2006.
L’étude des réactions nucléaires réalisées en bombardant des éléments
légers comme l’aluminium par des rayons alpha va conduire Irène et Frédéric
Joliot-Curie à observer, au cours de ces réactions, l’émission de neutrons
et de positons accompagnant la création d’un élément X qu’ils n’identifient
pas tout d’abord.
Ils constatent ensuite que les neutrons et les positons ne sont pas émis
simultanément et que la réaction observée se produit en deux temps.
Les particules alpha éjectent d’abord des neutrons hors de l’élément léger.
Dans le cas de l’aluminium, des noyaux de phosphore 30 (élément X) sont créés
suivant l’équation :
alpha + aluminium
® phosphore 30 + neutron (réaction 1)
Ensuite le phosphore 30 qui est radioactif se désintègre en émettant un
positon et en se transformant en silicium (réaction 2).
D’après le site radioactivité.com
Données :
12Mg |
13Al |
14Si |
15P |
16S |
Noyaux et particules |
phosphore 30 |
aluminium 27 |
particule alpha |
neutron |
Masse en u |
29,970 1 |
26,974 4 |
4,001 50 |
1,008 66 |
- unité de masse atomique : 1 u = 1,660 43 x 10 -27 kg
- énergie de l’unité de masse atomique : 1 u correspond à une énergie de 931,5 MeV
2.1. Étude de la réaction 1 :
2.1.1. Qu’appelle-t-on « particule alpha » ?
2.1.2. En appliquant les lois de conservation, écrire l’équation de la
réaction 1 en utilisant les symboles des noyaux et des particules mis en jeu.
2.1.3. Donner l’expression de la variation d’énergie de la réaction (1).
2.1.4. Calculer sa valeur en MeV.
Cette réaction provoque-t-elle une perte de masse ou un gain de masse ?
2.2. Étude de la réaction 2 :
2.2.1. En appliquant les lois de conservation, écrire l’équation de désintégration
du phosphore 30 (réaction 2). De quel type de désintégration s’agit-il ?
2.2.2. Cette réaction est-elle spontanée ou provoquée ?
Justifier sans calcul si cette réaction provoque une perte ou un gain
de masse.
À la date t0 = 0, on arrête le bombardement des noyaux d’aluminium
par les particules alpha. L’activité A0 de l’échantillon de phosphore
30 est alors égale à 7,2 x 1013 Bq.
À la date t1, l’activité A1 de l’échantillon est
égale à 9,0 x 1012 Bq.
À un instant t, l’activité est notée A(t).
Donnée : temps de demi-vie du phosphore 30, t1/2
= 156 s.
3.1. Définir l’activité A(t) d’un échantillon radioactif puis donner l’expression
de la loi de décroissance radioactive pour l’activité, en expliquant la signification
de chaque terme.
3.2. Définir le temps demi-vie t1/2 et montrer que : t
½ = ln2 / λ, λ étant la constante de désintégration.
3.3. Exprimer t1 en fonction de A0, A1
et t1/2 et calculer sa valeur.
3.4. Montrer que l’on aurait pu trouver ce résultat facilement en calculant
le rapport de A0 sur A1.
©Sciences Mont Blanc
Sujet Bac Amérique du Nord Juin 2011 - III ) Constante de raideur d'un ressort :
Au cours d’une séance de travaux pratiques, on souhaite étudier les caractéristiques d’un pendule élastique.
Pour cela, on dispose d’un pendule élastique vertical constitué d’un ressort, de masse négligeable et de constante de raideur k, auquel on accroche un solide de masse m.
Le ressort s’allonge alors d’une longueur l0 : une position d’équilibre est atteinte.
À partir de cette position d’équilibre, on étire le ressort verticalement puis on le lâche.
Le système effectue alors des oscillations libres de part et d’autre de sa position d’équilibre avec une amplitude Xm et une pseudo-période T.
Le schéma ci-dessous représente le dispositif
(a) Ressort à vide (longueur L0)
(b) Ressort à l’équilibre : phase statique (longueur Le)
(c) Ressort en oscillation : phase dynamique
La position du centre d’inertie du solide est repérée
par son abscisse x dans le repère (O, ).
Intensité de la pesanteur : g = 9,8 N.kg-1.
On mesure l’allongement l0 du ressort pour différentes valeurs de masse m.
Les résultats expérimentaux sont rassemblés dans le tableau suivant :
Masse m (10-3 kg) |
20 |
40 |
60 |
80 |
100 |
Allongement l0 (10-2 m) |
4,0 |
8,1 |
12,2 |
16,2 |
20,2 |
1.1. Exprimer l’allongement l0 en fonction de L0 et de Le.
1.2. Établir, en justifiant, la relation entre m, g, k et l0 à l’équilibre.
1.3. En utilisant le graphique figure 1 de l’annexe II à rendre avec la copie, déterminer la valeur de la constante de raideur k du ressort.
Pour les même valeurs de masse m que dans la partie 1, on mesure avec un chronomètre la durée de dix oscillations. Les résultats expérimentaux sont donnés ans le tableau suivant :
Masse m (10-3 kg) |
20 |
40 |
60 |
80 |
100 |
Durée de dix oscillations (s) |
4,06 |
5,75 |
6,95 |
8,03 |
8,96 |
2.1. Pour un oscillateur non amorti, l’équation différentielle vérifiée par l’abscisse x du centre d’inertie du solide s’écrit : m . d2x / dt2 + k . x = 0
Dans le cas présent, la solution de cette équation est : x = Xm.cos(2 π t / T0 )
2.1.1. Que représente T0 ?
2.1.2. Montrer que :
T0 = 2 π ( m / k )
2.2. En réalité, l’amplitude du mouvement ne reste pas constante.
Le mouvement est alors qualifié de pseudo-périodique.
2.2.1. Comment évolue l’amplitude du mouvement au cours du temps ? Comment le justifier ?
2.2.2. À quelle condition, la pseudo-période T est-elle très proche de T0 ?
Dans la suite de l’exercice, on considérera que cette condition est vérifiée.
2.2.3. Comment procéder pour que la mesure de T soit la plus précise possible ?
2.2.4. Choisir l’une des représentations fournies sur la figure 2 de l’annexe II à rendre avec la copie pour déterminer la valeur de k et la calculer.
ANNEXE II À RENDRE AVEC LA COPIE
![]() |
Exercice III : constante de raideur du ressort 1. Étude statique question 1.3 |
![]() |
Exercice III : constante de raideur du ressort 2. Étude dynamique question 2.2.4 |
©Sciences Mont Blanc
Sujet spécialité complet en pdf
Sujet Bac Amérique du Nord Juin 2011 -
Spe - Réalisation d'une modulation d'amplitude (spe):
Des élèves de terminale S doivent mettre en œuvre un montage permettant de simuler une modulation d’amplitude.
Au laboratoire, ils disposent du matériel suivant :
* deux générateurs
basse fréquence (GBF) délivrant une tension sinusoïdale réglable en fréquence ;
* un oscilloscope bicourbe : voies Y1 et Y2 ;
* des fils de connexion ; un circuit multiplieur (schéma ci-contre).
Le multiplieur est un circuit intégré, à deux entrées E1
et E2 et une sortie S telle que : US
= k.U1.U2
où k est la constante caractéristique du multiplieur.
1.1 Pourquoi n’est-il pas possible de transmettre une onde sonore sur de grandes distances ?
1.2. Pourquoi est-il possible d’utiliser une porteuse de grande fréquence ?
2.1. Compléter le schéma de la figure 1 en annexe II à rendre avec la copie en y ajoutant les deux GBF et les flèches tensions notées uP(t) pour la porteuse, u1(t) pour le signal modulant et s(t) pour le signal modulé.
2.2. Sur le même schéma, représenter les fils de connexion à l’oscilloscope permettant de visualiser u1(t) sur la voie 1 et uP(t) sur la voie 2.
2.3.Étude de l’onde porteuse
Pour
simuler l’onde porteuse, le GBF délivre la tension sinusoïdale uP(t)
d’amplitude UP = 2,5 V et de fréquence fP = 3000 Hz.
L’oscilloscope est réglé pour visualiser la voie 1 avec une sensibilité horizontale de 0,1 ms.div-1 et une sensibilité verticale de 1 V.div-1.
Cette tension a pour expression : uP(t) = UP.cos(2π.f.t)
2.3.1. Calculer la période TP de la porteuse.
2.3.2. Représenter cette tension sur la figure 2 en annexe
II à rendre avec la copie.
2.4. Étude du signal modulant
Pour simuler le signal modulant le GBF délivre une tension u1(t) représentée ci-contre.
Sensibilité verticale : 0,5 V/div.
2.4.1. Choisir, en justifiant la réponse, l’expression de la tension u1(t) :
u1(t) = U1.cos(2π.f1.t) ou u1(t) = U1.cos(2π.f1.t) + U0
2.4.2. Choisir, en justifiant la réponse, la fréquence f1 que doit délivrer le GBF :
f1 = 10 000 Hz ou f1 = 100 Hz.
2.4.3. Déterminer l’amplitude U1 de la tension.
2.5. Étude du signal modulé en amplitude
Le signal modulé en amplitude s(t) est représenté sur la figure 3 en annexe II à rendre avec la copie. L’amplitude de la tension modulée, notée Um, varie entre deux valeurs extrêmes, notées Umin et Umax.
On admettra que le taux de modulation m s’exprime par : m = ( Umax – Umin) / (Umax+Umin).
2.5.1. Faire apparaître Umin et Umax sur l’oscillogramme de la figure 3 en annexe II à rendre avec la copie.
2.5.2. Calculer m.
2.5.3. Quelle condition sur m permet d’éviter une surmodulation ?
Les valeurs des fréquences utilisées précédemment ne correspondent pas à celles utilisées dans la réalité car elles nécessiteraient d’utiliser des antennes beaucoup trop grandes. Les ondes hertziennes kilométriques, appelées « grandes ondes », ont une longueur d’onde l comprise dans l’intervalle [1052 m ; 2000 m]. La célérité des ondes électromagnétiques dans l’air, c, a pour valeur : c = 3,0´108 m.s-1 .
Calculer l’ordre de grandeur de la fréquence des ondes hertziennes.
ANNEXE II À RENDRE AVEC LA COPIE
Question 2.1
![]() |
|||
![]() |
Figure 1
Question 2.3.2
Figure 2
Exercice III
Question 2.5.2
Figure 3
Sensibilité verticale :
2 V.div-1
Sensibilité horizontale :
2 ms.div-1
©Sciences Mont Blanc